04 mai 2009
succédanés
Ce vendredi du premier mai a été l'occasion d'aller faire un grannnnd vide-grenier, interminable et plein de bric-à-brac. J'ai l'impression de réfléchir davantage, de moins me précipiter sur les choses (qui, entre-nous, n'allèchent souvent que moi, alors pourquoi donc se presser). Quand j'estime que c'est trop cher, c'est trop cher. Je pourrais paraître radine à certains, mais j'ai tellement l'habitude de dégoter des broches à 50 centimes, qu'une broche un peu quelconque à 3 euros, pour moi, ça n'en vaut pas le coup. Passons sur le type qui veut me vendre quatre assiettes qui ne m'intéressent pas du tout pour deux euros "parce qu'il veut aider les jeunes", sauf que moi mes assiettes actuelles je les avais payées trois euros les 18. Y'a pas photo. Et puis surtout ses assiettes je les avais à peine regardées donc bon, pas besoin de crier vers nous en gesticulant pendant trois heures.
Par contre, je reconnais qu'un très beau bijou, de la vaisselle que je n'ai jamais vu nulle part, peuvent me rendre beaucoup plus dépensière. Mais reste que je deviens beaucoup plus raisonnable au fil du temps.
Ce qui m'amuse aussi, c'est que je reconnais de plus en plus les gens, souvent en examinant leurs stands, d'une brocante à une autre. Un objet qui me revient à l'esprit, comme ces otaries en grès avec un ballon dont j'avais ri il y a de cela quelques semaines (ouh je suis vilaine).
Mes trouvailles :
d'autres livres du "Club de la Femme", la dame en avait trois caisses à 20 centimes. Je suis ravie, j'y ai trouvé notamment Gatsby le magnifique que je voulais lire depuis longtemps, La modification de Butor, un livre de Colette, Les curieuses histoires de l'Histoire où un chapitre est consacré à l'histoire de Montparnasse avec une photo que je ne connaissais pas de Kiki de Montparnasse et de Foujita, et Monsieur Mien y a lui aussi trouvé son bonheur avec le Voyage d'une parisienne à Lhassa d'Alexandra David-Neel.
J'aime toujours autant les couvertures de ces livres et leur petit dossier introductif avec photographies et fac-similés.
Last but not least, ces verres qu'on se verrait bien emmener pour un pique-nique et qui semblent avoir un lien de parenté avec les LovelyLovely sur lesquels j'avais fait un post en février dernier :
20 avril 2009
La Castiglione
Lu il y a de cela plus d'un an dans La Casati :
" Une autre Italienne à la grande beauté subjuguait également Luisa. Virginia Oldoini, comtesse de Castiglione*, maîtresse de Napoléon III, était une femme splendide à la magnifique chevelure blonde et aux yeux verts, qui aimait arborer des toilettes ostentatoires, ce qu'elle faisait d'ailleurs avec une certaine provocation lors des nombreux bals costumés qu'elle illuminait de sa présence. Au cours de l'une de ces grandioses festivités toute entière consacrée à cet hédonisme frénétique, elle ordonna que l'on fasse plus de quatre cents portraits d'elle. Les très nombreuses photographies de la Castiglione qui subsistent de nos jours constituent l'un des plus parfaits documents sur la vie de cette extraordinaire courtisane, depuis sa jeunesse, où elle éblouissait la cour impériale par sa beauté, jusqu'aux derniers jours de sa vie, où on la voit obèse, édentée, presque chauve.
* Virginia Oldoini (1837-1899) fut utilisée par Cavour pour obtenir le soutien de Napoléon III dans la guerre antre le Piémont et l'Autriche. L'Empereur succomba aux charmes de la belle Italienne qui, dit-on, jouissait d'une considérable influence à la cour impériale.
Le comte Robert de Montesquiou possédait quatre cent trente-trois photographies de la comtesse de Castiglione. L'ensemble fait maintenant partie des collections du Metropolitan Museum of Art de New-York."



Hier, point de "journée vides-greniers" à proprement parler à cause du temps, mais passage par les deux brocantes les plus proches où un livre m'a d'abord tapé dans l'oeil par sa couverture en toile avec un portrait en médaillon. Il n'est pas très propre, certes, mais sur la tranche je lis "La Castiglione" et je m'en empare.
Ca se lit plutôt bien, j'avais peur que ce soit un peu cul-cul mais c'est finalement assez bien écrit (je ne connaissais pas l'auteur, Alain Decaux). J'aurais aimé qu'il y ait davantage de photos mais j'aime bien la présentation de ce livre qui appartient à la Bibliothèque du Club de la Femme, avec ses petites fleurs, son entretien au début avec l'historien et ses contre-plats à motif dentelle...



La Castiglione, d'Alain Decaux, collection Le Club de la Femme chez Rombaldi, Paris, 1964.
&
La Casati, de Scot D. Ryersson & Michael Orlando Yaccarino, traduit par Guy Leclercq, Assouline, Paris, 2002.
15 avril 2009
Le vide grenier du dimanche
Des papillons sous verre :
Et un sac qui fleure le bon vieux cuir, et qui est dans un état impeccable :
06 avril 2009
les premières trouvailles de la cuvée 2009 (ou presque)
[ou presque, parce que j'avais déjà déniché le mois dernier une petite veste que j'ai refaite à ma sauce, et que je vous montrerai bientôt...]
Une jolie assiette finlandaise, un sac en cuir noir, un genre de combinaison couleur pêche à reprendre que je me verrais bien porter en robe d'été, une boîte en fer pour y cacher mes rubans, une tasse de la même série que deux autres chinées en 2007 et en 2008 et une pochette à sequins dorés.
10 mars 2009
réminiscences d'un chouette dimanche
Youhouuuuu !!!
Je vous en parlais en novembre, et bien ces chaussures André qui hantaient mes nuits vont enfin être miennes ! Et pour les deux tiers de leur prix, qui plus est !
Inlassablement, pendant deux semaines, j'étais allée quasi-quotidiennement chez André dans l'espoir qu'ils aient reçu cette paire si convoitée en 37, et en gris - elles existent aussi dans un violet un peu fané, que j'aime bien aussi mais qui après réflexion n'auraient pas été avec toute ma garde-robe.
J'ai passé les 12 dernières minutes devant mon ordinateur, les yeux brillants, cliquant sans cesse sur "rafraîchir cette page" et haletant le décompte des 3 dernières minutes à Monsieur Mien qui a dû cette fois vraiment me prendre pour une folle.
J'avais par ailleurs dans l'idée depuis quelques temps de réaliser des bijoux en sequins, dont voici l'un des prototypes. Comme l'indique le mot "prototype", ils sont encore à perfectionner, mais vous trouverez sans doute dans les semaines à venir ce type de collier ou des barrettes à sequins dans ma petite boutique.
Je suis allée dimanche à mon premier vide-grenier de l'année, et ai fait quelques trouvailles, que je vous montrerai dans un prochain post, dont une jolie veste esprit militaire à 1 euro - j'ai fait répéter le prix deux ou trois fois, j'avais tellement du mal à y croire...
Nous avons beaucoup marché, dans le froid et à la fin sous la pluie, et passant devant une boulangerie ouverte le dimanche (une apparition), avons cherché un peu de réconfort...
Le soir, entre deux pages d'Histoire de l'édition, j'ai passé un peu de temps devant les fourneaux, désertés ces derniers temps, et ai enfin concocté ce caviar d'aubergine :
Caviar d'aubergine,
adapté de plusieurs recettes glanées ça et là sur le net :
- une aubergine
- deux ou trois cuillères à soupe de ricotta
- une petite gousse d'ail
- un demi-citron pressé
- une cuillère à café de cumin moulu
- une cuillère à soupe d'huile d'olive
- une cuillère à café de sel, et un petit peu de poivre
Laver puis piquer l'aubergine avant de l'enfourner à 190°C pendant environ 4 minutes. Quand celle-ci est bien cuite (on doit pouvoir facilement y enfoncer une fourchette) et que la peau est toute plissée, la sortir, attendre quelques minutes puis en recueillir la chair en raclant avec une fourchette. La laisser refroidir puis la mixer avec la ricotta, l'ail, le jus de citron, le cumin, le sel et le poivre. Rectifier selon son goût, et c'est prêt !














































