It's oh so kawaii

Boui boui, petite brocante et tentatives de couture

23 mai 2010

cinématographe

   Ces derniers temps, j'ai vu Reviens-moi, An angel at my table et Holy smoke de Jane Campion, Mammuth, Stormy Weather (avec notamment Elodie Bouchez, bof, le seule mérite du film étant qu'il se passe en Islande), Frozen river (mouais, l'histoire d'une femme délaissée par son mari qui, pour faire vivre sa petite famille, fait traverser illégalement la frontière à des clandestins) et The Wrestler.

O

 

  Reviens-moi est un joli film, et, effectivement, la robe verte de Keira Knightley est inoubliable. Mais le film ne l'est pas, du moins à mes yeux.
   C'est comme si j'avais regardé un moyen-métrage, comme si ce film n'avait que peu à m'offrir. Reste que j'ai aimé : le cliquetis de la machine à écrire qui rythme certains passages (ça m'a fait pensé à Dancer in the dark et la chanson dans l'usine), les retours en arrières, les mots crus de la lettre d'amour, la culpabilité de Briony et la ressemblance entre les trois actrices qui la jouent.

  De Jane Campion, il ne m'en reste que deux à regarder, si je ne m'abuse. J'ai bien aimé Holy smoke et l'attitude déstabilisante du personnage joué par Kate Winslet. Mais j'ai surtout été triste quand An angel at my table s'est terminé. Pourtant c'était mal parti : le personnage central m'horripilait, son visage, sa manière de se mouvoir, de parler, sa maladresse... Mais, magie des films qui durent plus de deux heures (si j'ose dire), on s'immerge dans le film, on est heureux quand Janet rencontre enfin quelqu'un qui l'accepte, et on n'en revient pas quand la fin du film s'impose.

   An angel at my table est en outre une histoire vraie, puisqu'il s'agit d'une adaptation de l'autobiographie de Janet Frame, qui fut un auteur très connu en Nouvelle-Zélande. Avant que ses ouvrages ne soient publiés, Janet Frame est internée huit ans en hôpital psychiatrique : diagnostiquée schizophrène, elle y subit de nombreuses séances d'électrochocs. C'est un prix littéraire qui la fera échapper de peu à une lobotomie ; elle devient un auteur à part entière et, obtenant une bourse, part en Europe où elle apprend qu'elle n'a jamais été schizophrène.
   On suit l'auteur dès son enfance. Trois Janet se succèdent, enfant, adolescente et jeune femme, toujours affublée de cette grande tignasse rousse. On découvre ses jeux d'enfants, ses bêtises, ses traumatismes, ses relations gauches avec les autres étudiants de la fac, l'étrange rapport qu'elle entretient avec son propre corps et ses difficultés en société.

  Mammuth m'a enchanté. Oui c'est du Groland (c'est la sempiternelle question qu'on me pose dès que je parle de ce film), mais, chose manifestement possible, c'est un film d'une très grande poésie.

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   Je pourrais même aller jusqu'à dire que chaque scène était pour moi un moment de joie. A part celles où Adjani apparaissait comme ça, paf, sans prévenir ; elle me faisait un peu peur, je l'avoue. Les cheveux de Serge (han la dégaine !), son puzzle, les chips bruyamment mangées par ses collèges pendant le discours du directeur à son pot de départ, son amour du jambon, Yolande Moreau qui épelle son nom au téléphone... Beaucoup de moments très amusants, très "oh oui c'est vrai que c'est comme ça", des très belles images (le film a été tourné avec une vieille pellicule des années 70 - ils ont même failli tourner en Super 8 !), une musique très belle (j'ai cru voir dans le générique de fin qu'elle avait été réalisée par Gaëtan Roussel, ex-Louise Attaque), et des situations délicieusement saugrenues (même si je dois avouer que la séquence avec le cousin m'a un peu rebuté).
   Un petit coup de coeur, donc.

  Après The Wrestler, je crois que je ne regarderai plus le catch de la même manière (quoique celui qu'on voit sur la Tnt, c'est de la niotte à côté). C'est dur (wouah, le coup des agrafes), le catch c'est pas du tout mon truc, Mickey Rourke, a priori, non plus, mais ce film m'a ému.
   Avec Monsieur Mien, forcément, on a eu devant The Wrestler quelques réminiscences de Mammuth. En cause : le rayon traiteur et jambon du supermarché, le mec imposant avec des cheveux longs et blonds, légèrement ondulés...

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Posté par sierralemon à 11:43 - Ma vie cinématographique - Permalien [#]
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