22 novembre 2009
mes 22 ans par Monsieur Mien
21 novembre 2009
La dame de chez Maxim
Aujourd'hui, j'ai 22 ans. J'ai prévu de me la couler douce, même si j'ai du travail qui s'accumule, de voir mes amies et de manger des sushis ce soir avec Monsieur Mien d'amour.
Il m'a offert mon cadeau cette nuit (je vous montrerai ça plus tard dans la journée ou demain), lorsque nous sommes rentrés d'une soirée bien chargée.
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Je suis en effet allée voir La dame de chez Maxim mis en scène par Jean-François Sivadier, j'ai beaucoup ri ("et allez donc, c'est pas mon père", comprenne qui pourra), au départ j'étais bien déçue, on s'est retrouvé tout au fond du théâtre alors que nous avions pris une bonne catégorie (dans celles qui coûtent le plus cher), j'ai eu peur de ne rien voir. Mon angoisse s'est amplifiée quand un grand jeune homme s'est assis devant moi : il avait les cheveux longs et super, super épais, du genre qui ne subissent pas la gravité et se relèvent en éventail, presque à l'horizontale sur les côtés. Je me suis demandé pendant cinq bonnes minutes si je pouvais réellement lui demander de s'attacher les cheveux (quand même, moi aussi j'avais payé ma place - et cher), et puis j'ai mis mon manteau en guise de réhausseur, me suis élevée au dessus du paravant capillaire et la pièce a commencé.
J'ai trouvé que l'actrice qui jouait la Môme Crevette avait été vraiment bien choisie ; elle rendait le personnage complètement aberrant, avec une voix à l'opposé de ce qu'on pourrait qualifier de séduisante, elle était frêle, un peu maladroite et peu gracieuse. Je n'avais jamais vu encore La dame de chez Maxim, donc je n'ai pas connaissance des autres interprétations de la Môme Crevette ; j'imaginais cependant voir évoluer une femme certes un peu vulgaire, et je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit si peu féminine. Bonne surprise donc, je ne saurais dire pourquoi. Petypon lui aussi m'a beaucoup plu, avec ses cheveux en l'air (oui mais là c'est différent) et son grand corps dégingandé.
Les décors quand à eux étaient géniaux, non pas étouffants mais ouverts, avec un mécanisme actionné par les personnages eux-mêmes qui faisait monter et descendre les portes, les costumes et un grand tissu blanc fluide dont la forme changeait constamment, du dais au lit à baldaquin, de la chambre à coucher elle-même en alcôve de séraphin, A nous d'imaginer les pièces, la maison bourgeoise de Monsieur et Madame Petypon ou encore l'arrière plan où le général déclame un discours devant les pompiers.

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Une soirée bien remplie disais-je, puisqu'en sortant de la pièce qui a tout de même presque duré quatre heures (avec entracte, je vous rassure), nous nous sommes ensuite joint à une pendaison de crémaillère, qui n'a duré pour nous qu'une petite heure puisque des gens qui se trouvaient au bar juste en dessous (cherchez l'erreur) ont appelé la police...
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18 novembre 2009
un samedi du mois de novembre 2
J'ai acheté de petites guirlandes électriques toutes simples, j'aime bien en même partout, ça rend la pièce magique, non ?
J'ai
déniché des collants plumetis à Zara (il faut que j'y retourne, je
n'avais pas le courage de faire la queue - c'est toujours comme ça
là-bas).
J'ai acheté un bidule en plastique bizarre chez Claire's pour me faire des chignons : testé et approuvé, c'est génial ce truc !
Et
puis bon plan vernis, toujours chez Claire's : tout plein de couleurs,
un joli vert-bleu (mais je n'ai pas craqué, j'ai été plus raisonnable
et n'ai pris que le violet), du doré, du corail... A 2,5 ou 3,5 euros...
J'ai
acheté des vêtements, un peu trop (mais c'est mon anniversaire samedi prochain, roooh).
Dont une robe chez Pimkie qui est de toute beauté. J'y fait un tour à
chaque session de lèche-vitrine, et des fois ça paie !
Ma robe Pimkie / le prétexte culturel de la journée / liquette Springfield aux Galeries Lafayote / poêlée de légumes et sa sauce façon Anne-Solange (avec un carpaccio citron/basilic...)
16 novembre 2009
un samedi du mois de novembre
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[photo trouvée lors de mes pérégrinations sur le net, et dont, honteusement, j'ai oublié la source]
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Ce week-end, je restais toute seule à Caen pour travailler. Mais histoire que ce soit quand même un tant soit peu agréable, j'ai essayé de me faire plaisir...
Le matin c'était crumpets et beurre avec grains de sel de Guérande.
J'ai regardé Heavenly Creatures et suis restée tétanisée devant mon écran à la fin du film. Pfiouu.
J'ai acheté tout plein de bonnes choses, des pois gourmands, une patate douce, des kakis, des légumes pour me faire une purée de brocolis au roquefort ou encore des légumes grillés au four avec un pesto à la sauce soja.
J'ai commencé à regarder Mad Men.
Je me suis achetée un livre juste pour le plaisir, parce que j'avais adoré Le mec de la tombe d'à côté. Et qu'est-ce que j'aime les éditions Acte Sud... C'est un plaisir de tenir leurs livres en main...
Comme samedi j'avais presque fini à 16h, alors que je pensais ne jamais en finir, et ne boucler mon travail que dimanche soir, je suis allée faire un tour en ville... (la suite au prochain épisode !)
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15 novembre 2009
Green Porno by Isabella Rosselini
Il y a de cela un tout petit peu plus d'un an, je vous avais parlé ici même de Green Porno, cette série de huit courts métrages où Isabella Rossellini nous explique les moeurs de la mouche, de la libellule ou encore du vert de terre.
J'ai lu ce matin chez Suprlipopette qu'Arte avait diffusé ces courts-métrages il y a deux jours, vendredi 13 novembre (à 00:15, pfff) : vous pouvez donc les voir actuellement sur Arte+7 (lien) avec, cette fois, les sous-titres en français.
Mais j'ai vu également qu'ils étaient rediffusés du 18 au 21 novembre, c'est-à-dire cette semaine, à des horaires plus corrects :
- mercredi 18 novembre
23:15 La libellule
23:18 La luciole
- jeudi 19 novembre
22:30 L'araignée
22:33 Le ver de terre
- vendredi 20 novembre
23:05 L'escargot
23:10 La mouche
- samedi 21 novembre
23:15 L'abeille
23:15 La mante
(à vérifier, il y a un petit problème sur le site d'Arte pour le samedi comme vous pouvez le constater)

Voilà, et en cherchant une image pour illustrer cet article, je viens de découvrir qu'il y a une saison 2 (!) et une saison 3 (!) visibles ici (pour ceux que l'anglais sans sous-titre n'effraient pas).
J'aime.
13 novembre 2009
grand écran


Mercredi, je suis donc allée voir Away we go de Sam Mendes. Le film a été à la hauteur de mes attentes, il est optimiste, drôle, émouvant et, en plus, nous fait voir du pays. Comme beaucoup j'ai adoré la séquence avec Maggie Gyllenhaal en mère néo-hippie complètement illuminée, mais je dois reconnaître que la famille que Burt et Verona rencontrent à Phoenix n'est pas mal non plus dans son genre. Pas mal de petites trouvailles et de bizarreries comme le fascinant travail de Verona (je ne vous en dit pas plus, vous constaterez - puisque bien sûr si vous ne l'avez pas encore vu vous aurez une furieuse envie de vous précipiter dans votre cinéma à la simple lecture de ces quelques lignes) ; un très bon moment !
Et puis je suis allée voir Les herbes folles, d'Alain Resnais. Je pensais me détendre, j'étais contente de retrouver Sabine Azéma et André Dussolier, et comme beaucoup de gens j'aime beaucoup Mathieu Amalric. J'ai d'ailleurs été séduite par les scènes où il joue. A d'autres moments aussi j'ai parfois ri. Mais la plupart du temps je n'ai pas compris les esclaffements des autres gens présents dans la salle. Alors ce que je vais commencer par faire, c'est mettre mon agacement sur le compte de mon environnement immédiat. Ce mec à côté de moi, qui faisait craquer ses doigts toutes les cinq minutes et s'étouffait en riant ; qui passait le reste de son temps à respirer très fort et très vite, avec le nez qui siffle et en se grattant la barbe (scritch scritch pendant une centaine de minutes, je me suis concentrée très fort pour ne pas lui demander d'arrêter ça). Mais peut-être que c'est parce que le film me laissait complètement de glace que n'ai pas oublié mon voisin.
J'ai trouvé ça très long, un peu prise de tête, avec trop d'effets au niveau de la réalisation et de la réalisation ce qui rendait le dispositif un peu lourdingue. Les acteurs semblent n'être que des pantins. Au début les personnages ont quelques particularité intéressantes, on a envie d'en savoir. Par ailleurs avec les étranges pulsions de Georges (interprété par Dussolier), ces pulsions qui cessent, paf, comme ça. Les seuls éléments intéressants nous laissent vite tomber.
Ca faisait bien longtemps, très longtemps que je n'avais pas été déçue par un film. Je n'irais pas jusqu'à dire que je regrette les quelques euros déboursés pour la place, mais presque, bon sang.
Tu m'étonnes que les gens n'aient plus envie de lire les critiques.
Ah oui et j'oubliais : n'aurait-on pas pu se passer de cette publicité intempestive qui faisait régulièrement irruption dans le film ? Sans rire, depuis le film Sex and the City je n'avais pas vu autant de marques défiler devant mes yeux...
11 novembre 2009
brèves
un post intéressant sur les zombies.
un joli site avec un adorable nom, Brandy Daisy, qui en plus d'être bien foutu et né d'une super idée, est très joli. Bravo Oriane !
des jours à venir un peu prise de tête, du travail du travail et du travail, mais je me prévois tout de même une pause pour allez voir Away we go.
bientôt mon anniversaire, cette année j'ai envie de m'auto-gâter, de m'acheter de chouettes dvd, un poster Studio Violet et des livres.
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je garde aussi mon argent car dans deux semaines je suis de passage à Paris. Je compte bien retourner aux Fleurs, traîner devant les vitrines de Noël et visiter le musée Gustave Moreau ainsi que celui des Arts Décoratifs. Le musée Gustave Moreau, ce sont Stella Polaris et Lily Satine qui m'ont donné furieusement envie d'y aller, je vous conseille d'ailleurs d'aller voir leurs post à ce sujet (ici et là).
je relis, là encore inspirée par un post de Stella Polaris, Le tour d'écrou, et mon dieu, je me fais peur. Je l'avais lu il y a très longtemps, et j'avais été moins impressionnée. Plongée dans mon livre, même à 7h du matin (oui, je suis une lève-tôt, surtout le week-end à mon grand désespoir - pourquoi j'ai tant de difficultés à me lever en semaine ?), je levais des regards angoissés vers la porte-fenêtre, craignant d'y voir Peter Quint.
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09 novembre 2009
Ce que mes yeux ont vu ce week-end...
Deux coups de coeur cinématographiques ce week-end :

Waitress, d'Adrienne Shelly
Jenna est serveuse dans un dinner réputé pour ses tartes. C'est elle qui sait le mieux les faire, et, chaque fois que la vie lui inspire un sentiment, découragement, tendresse, dégoût, espoir, elle imagine une nouvelle tarte, visualise sa conception et les différents ingrédients qui la compose. Son mari, Jenna ne l'aime plus. Il est légèrement barge - limite effrayant -, horripilant, jaloux et envahissant à en devenir claustrophobe. Au début du film, Jenna se rend compte qu'elle est enceinte et tombe sous le charme de son nouveau gynéco.
J'ai aimé, malgré leur côté écoeurant (vous avez déjà vu des tartes vert fluo ?), les séquences où Jenna se voit réaliser une toute nouvelle tarte. Son mari est incarné par le type qui joue le frère de Brenda dans Six feet under (mais siiii), et, très franchement, il m'a horrifié. Rien qu'à l'entendre arriver à grands coups de klaxon... A mes yeux ce personnage rend le film d'autant plus digne d'intérêt. C'est un film sombre et léger à la fois, oscillant entre années 2000 et fifties, entre mal-être et optimisme (oh, c'est beau ça).
Ce que mes yeux ont vu, de Laurent de Bartillat
dont le sous-titre est "Le mystère Watteau". Voilà, ce sous-titre résume assez bien l'affaire. Lucie, étudiante en Histoire de l'Art à Paris, a choisi d'axer ses recherches sur les femmes chez Watteau. Elle est intriguée, comme beaucoup d'autres avant elle, par cette femme qui apparaît dans bon nombre des tableaux du peintre et qui nous tourne à chaque fois le dos. A qui appartient donc cette nuque ? Lucie tâche de le découvrir, passe des heures à scruter chaque détail des peintures de Watteau et rencontre un jeune homme un peu étrange qui va la mettre sur de nouvelles pistes.
Vous connaissez peut-être maintenant mon intérêt pour les oeuvres de fiction qui se passent dans le monde de l'Art, que ce soit dans celui des marchands, des musées ou encore des chercheurs. J'ai trouvé là mon bonheur dans ce film très bien documenté, très riche et plutôt bien ficelé. A chaque fois, j'ai envie d'y croire et suis inévitablement déçue par la manière dont l'intrigue est résolue ; avec Ce que mes yeux ont vu je n'ai ressenti rien de tel. On en ressort obsédé par les détails des tableaux de Watteau, et avec l'envie de se replonger dans sa peinture.
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02 novembre 2009
hou-houuu
Ce matin, je me suis levée tôt pour finir un travail que je dois rendre demain. Je l'ai terminé ce midi. Alors en fin d'après-midi, comme je devais passer à la Poste, j'en ai profité pour traîner un petit peu en ville (oh, si peu) à la recherche d'une écharpe bien douillette et bien chaude.
J'en ai essayé une bonne dizaine. Des tubulaires qui paraissaient immenses sur moi et qui me donnaient l'air d'une petite fille. Des écharpes trop chères. Ou sans laine.
Je n'en ai pas trouvé, j'attendrai de craquer sur l'une de leur congénère, je ne suis pas pressée.
J'ai vu des collants plumetis à 20 euros. Sachant comme comme je file rapidement les miens, je les ai reposé. Je n'y peux rien, 20 euros dans un collant, moi, jamais. Non mais.
Hier, j'avais commencé à me concocter une petite wishlist d'anniversaire (dans moins de 20 jours, j'aurais 22 ans). Et dedans, il y avait ça :
Et moi, en cherchant mon écharpe, je suis tombée sur une autre bague hibou, que je porte ce soir à mon doigt.
Avant de rentrer chez nous, alors que la pluie commençait à tomber, je suis allée nous acheter deux croissants pour demain matin.
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27 octobre 2009
en vrac
Sooishi nous propose de faire les ramen que dévorent Ponyo et Sasuke dans le dernier film d'Hayao Moyazaki (sooishi.blogspot.com).
Ca m'a renvoyé à ce joli moment de Ponyo sur la falaise où les personnages sont comme dans une bulle, au chaud avec la maman du petit garçon qui s'occupe d'eux.

La semaine dernière, je suis tombée sur le documentaire "Des écrivains sur un plateau" à la télévision. Plaisir de découvrir enfin à quoi ressemble Roland Barthes, de l'entendre parler. D'écouter Nabokov dire ce qu'il fait habituellement aux alentours de 21h50. De voir Cocteau évoluer chez lui. D'assister à une scène de ménage entre Elise et Marcel Jouhandeau. De voir des écrivains vautrés sur leur siège et fumant comme des pompiers chez Michel Polac. Ce lien vous permettra peut-être d'avoir une idée de la teneur du documentaire...

Oh les jolis chiens (non mais vraiment).

J'avais déjà eu l'occasion il y a des mois et des mois de me délecter des photos de l'appartement que La méchante partage avec son amoureux. Elle remet ça avec un post truffé de jolies photos, je vous conseille d'aller y jeter un coup d'oeil si ce n'est déjà fait, c'est très inspirant (et très impressionnant quand on apprend la taille de son appartement).
[photo : La Méchante]
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